Le vélo électrique est l'un des principaux moteurs de la mobilité électrique en Suisse et un élément central de la transition énergétique et de la transition des transports. Afin de garantir ce succès à long terme, il est nécessaire de maintenir le statut juridique du vélo électrique tout en précisant les réglementations existantes.

Un vélo électrique (EPAC ou vélo à moteur léger) incarne, tout comme un vélo à propulsion purement musculaire, la mobilité active au quotidien. L'effort fourni par l'utilisateur a une influence directe sur le comportement du vélo et le déplacement. Un rapport judicieux entre la force de pédalage et l’assistance fournie par le moteur électrique est déterminant pour la « mobilité active » et, par conséquent, pour l’assimilation du vélo à propulsion purement musculaire au vélo électrique. Selon l’étude « Sport Suisse 2020 », environ 40% de la population suisse font du vélo. 8% supplémentaires enfourchent régulièrement un VTT. Grâce à l’électrification, d’autres groupes de population se sont tournés vers une mobilité active et saine. Il s’agit là d’un élément important pour doubler le nombre de kilomètres parcourus à vélo en Suisse, objectif que la Confédération s’est fixé dans sa feuille de route « Vélo » d’ici 2035.

Il est donc essentiel que le vélo électrique de la catégorie des 25 km/h reste un moyen de transport simple et attractif, et que l'égalité entre le vélo électrique et le vélo à propulsion purement musculaire soit préservée. C’est pourquoi l’association suisse des fabricants et fournisseurs de vélos, Velosuisse, préconise de définir et de préciser les paramètres d’assistance des vélos électriques de manière à préserver leur comportement routier similaire à celui d’un vélo classique – pour la sécurité des utilisatrices et des utilisateurs et au profit d’une coexistence pacifique, tantroute que hors route.

15 juin 2026